Classe Squalo

Le
Delfino au début de l'année 1943, avec son nouveau kiosque.
| Fiche technique |
Déplacement : 937
tonnes en surface, 1146 tonnes en immersion
Longueur : 69,8
m
Largeur
:
7,85m
Tirant d'eau
: 5,2
m
Moteur :
2
moteurs diesel développant 3000 CV et 2 moteurs
électriques de 1300 CV, 2
hélices
Vitesse :
15
noeuds en surface, 8 noeuds en immersion
Autonomie : 5650 mille à 8 noeuds
Armement :
1
canon de 102/35, 2 mitrailleuses de 13,2 mm, 8 tubes lance-torpilles de 533
mm
Equipage
: 5
officiers, 47 sous-officiers et matelots |
Les sous-marins à coque simple de type Bernardis de la classe Squalo, conçus en 1928, ne constituaient qu'une reproduction moyennant quelques modifications des bâtiments de la classe Bandiera. Quatre unités de cette nouvelle classe virent le jour aux chantiers CRDA de Monfalcone entre 1928 et 1931 : le Delfino, le Narvalo, le Squalo et le Tricheco.
Au cours des essais à la mer, ces
submersibles révélèrent, comme leurs
prédécesseurs, un manque de stabilité
transversale, qu'il fallu compenser par l'ajout de
contre-carène, au détriment de leur vitesse. Plus tard,
leur proue fut rehaussée et l'habitacle blindé du
canon supprimé. Enfin, entre 1942 et 1943, les kiosques des Narvalo et Delfino furent modifiés pour réduire leur silhouette.
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| Le Tricheco à Tarente, printemps 1940. |
Gros plan sur le kiosque du Narvalo, 1942.
(crédits photo : collection F.Bargoni) |
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Le Squalo à St Paul Bay le 22 septembre 1943.
(crédits photo : IWM) |
Le Squalo au mouillage à Tarente durant l'été 1944, à côté du Menotti.
(crédits photo : IWM) |
Durant les
années 1930, les Squalo furent déployés à
plusieurs reprises sur le littoral libyen et en mer Rouge, avant de
participer (secrètement) aux opérations contre le trafic
républicain espagnol.
Au 10 juin 1940, les quatre unités se
trouvaient basées dans l'île de Leros, regroupées au sein de la 51a squadriglia du 5° gruppo sommergibili. Le 15 août
1940, bien avant l'entrée en guerre de l'Italie contre la
Grèce, le Delfino du tenente di vascello Giuseppe Aicardi coula sur ordre de sa hiérarchie le vieux croiseur grec Helli,
qui se trouvait au mouillage devant l'île de Tinos (Cyclades)
pour une
cérémonie religieuse. Malgré les démentis
italiens, les Grecs affirmèrent dès le début que
cet acte était l'oeuvre d'un sous-marin italien, avec pour
preuve la partie arrière d'une torpille transalpine
repêchée peu de temps après le naufrage. Le 6
octobre 1940, ce fut au tour
du Tricheco du capitano di corvetta Alberto Avogadro di Cerrione de couler, par erreur cette fois-ci, le sous-marin italien Gemma de la classe 600.
De retour dans les bases de la métropole, les Squalo
furent utilisés à la fois pour la formation de nouveaux
équipages et pour le transport de ravitaillements vers l'Afrique
du Nord. Le premier sous-marin de la classe à ne pas rentrer
à sa base fut le Tricheco, coulé le 19 mars 1942 par le sous-marin anglais HMS Upholder, au large de Brindisi. Ce fut ensuite au tour de Narvalo du tenente di vascello
Ludovico Grion, qui se saborda le 14 janvier 1943 au sud-est de Malte,
de retour d'une mission de transport vers Tripoli, après avoir
été immobilisé par une bombe larguée d'un
avion britannique.
Le Delfino, alors aux ordres du tenente di vascello
Mario Violante, connu lui aussi une fin tragique le 23 mars 1943 : il
entra en collision avec un caboteur italien à la sortie du port
de Tarente et coula. Seul le Squalo
survécu à l'armistice et gagna Malte le 19 septembre
1943. Il retourna en Italie dès novembre 1943 avec Tarente pour
port d'attache. Pendant la cobelligérance, il effectua surtout
des missions d'entraînement. Désarmé fin 1945, il
fut radié en février 1948 puis démoli.
Bibliographie :
-
Le Navi da Guerra Italiane
1940-1945, Ermanno Albertelli Editore,
Erminio Bagnasco & Enrico Cernuschi, 2005
- Sommergibili in Guerra, Erminio Bagnasco &
Achille Rastelli, Albertelli, 2007
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