Le Matériel capturé par les Italiens en URSS
IL MATERIALE PRISO DAGLI ITALIANI IN URSS


Je tiens à remercier Nicolas Chenavier pour la traduction en italien
 
 



Camion russe Gaz-AA tractant un canon de 37 mm AT tous deux réemployés par une unité de bersaglieri du CSIR.



    Voici un sujet qui, bien que négligé, semble intéresser nombre d’entre nous. Et c’est bien naturel, car si l’on connaît assez bien l’utilisation que firent les Allemands du matériel qu’ils réutilisèrent contre les Russes, on en sait beaucoup moins en ce qui concerne leurs alliés (comme souvent, pour ne pas dire toujours). Pourtant, les Italiens prirent part à la campagne de Russie depuis son commencement ou presque, en juillet 1941, jusqu’au désastre de Stalingrad en janvier 1943. Ils eurent donc l’occasion de capturé un grand nombre de véhicules, pièces d’artilleries, et, surtout, d’armements individuels.
    Cette brève étude ne prétend pas être complète, loin s’en faut, mais c’est une approche que j’ai souhaité la plus complète possible sur ce sujet. D’ailleurs, en toute rigueur, certaines informations n’auraient pas leur place dans une page consacrée uniquement au matériel capturé par les Italiens, car il est aussi question du matériel capturé par les Allemands puis cédé à leurs alliés transalpins. C’est le manque de documentation qui m’a poussé à inclure ces propos ici, car ils ne justifieraient pas à eux seuls un article. De plus, cette page est susceptible d’être modifiée en fonction des nouvelles sources qui pourraient entrer en ma possession et permettraient d’étoffer ce propos.

 
    Ecco un soggetto che, benché negletto, sembra interessare la maggior parte di noi. Questo è naturale perché se conosciamo bene l’utilizzazione che fecero i tedeschi del materiale che riutizzarono contro i russi ; ne sappiamo molto meno per gli alleati. Pero, gli italiani andarono alla campania di Russia dall’inizio (07/41) al disastro di Stalingrad (01/43). Ebbero, dunque, l’occasione di rubare molti veicoli, artiglieria e sopratutto, armamenti individuali.

    Questa piccola studia non si crede intera ma ho tentato di fare del mio meglio. Per di più, in quest’articolo, ho messo qualche informazione che non ha un legame diretto con questo soggetto (ad’esempio: il materiale rubato dai tedeschi e lasciato agli alleati transalpine). In verità, è la penuria d’informazione che mi ha incitato a raggiungere questi propositi. Per di più, questa pagina è suscettibile di essere modificata in funzione delle nuove informazioni che potrebbero completare questi propositi.

 

 

Les véhicules blindés - I veicoli blindati
  
            En 1942, l’ARMIR captura une quantité assez importante de véhicules, à savoir 14 chars et 2 automitrailleuses selon l’article de Vincent Greenwood paru dans le Tankette 34/5 de 1999, intitulé Red Panzers for the Mare Nostrum. Parmi eux, le plus « médiatisé » fut le T-34/76 B (en fait un T34/76 STZ, produit par la fabrique de tracteurs de Stalingrad) employé comme véhicule de commandem
ent par le LII° Gruppo du 120° Reggimento d’Artiglieria de la 3ª Divisione Celere durant l’été 1942.

    In 1942, l’ARMIR robeva molti veicoli: 14 carri, 2 automitragliatrici secondo l’articolo di Vincent Greenwood apparito nel Tankette 34/5 di 1999, di cui il nome è: Red Panzers for the Mare Nostrum. Il carro più conosciuto fu il T.34/76 utilizzato come veicolo di commando dal LII° gruppo del 120° Reggimento d’Artiglieria della 3a divisione celere durante l’estato
1942.



Clichés du T34/76 utilisé par le LII° Gruppo.
(crédits photos : Russ Arendell collection, USA)

Profil couleur de ce même char.


    Un second T-34, de la première variante cette fois (76/A), fut récupéré par les Allemands et envoyé en Italie en 1941, dans un centre d’étude, pour subir plusieurs évaluations qui permettront d’améliorer le futur P40.
    Un secondo T-34, della prima variante questa volta (76A) ; fu recuperato dai tedeschi e mandato in Italia in 1941 in un centro di studio per avere molte valutazioni che permettranno di migliorare il futuro P40.
 
 
    Parmi les véhicules capturés et réemployés par les italiens, on peut citer quelques BT-7M, un T-60 (au moins), un T-70 et un char amphibie T-37. Mais il n’y eut pas uniquement des véhicules blindés d’origine russe, puisqu’une photo atteste de la capture d’un M3 Grant américain en URSS, qui ne fut cependant pas, a priori, réutilisé.
    Fra I veicoli rubati e utilizzati dagli italiani, possiamo citare alcuni BT-7M, un T-60 (almeno) un T-70 e un carro anfibio T-37. Ma non ci ebbe soltanto veicoli blindati di nascita russa, poiché una foto mostra la cattura di un M3 Grant americano in URSS che non fu, a priori, riusato.



Char léger T-60 inspecté par un soldat italien.
(crédits photos : Russ Arendell collection, USA)


    Un lance-roquettes Katioucha BM13-16 sur châssis Austin K-6 fut testé par le 14° Reparto Sperimentale de la 8° Armata Artiglieria du capitano Sartori. Il décida de l’employer pour répondre aux tirs des engins russes, et c’est ainsi que ce Katioucha couvrit la retraite italienne à Starobelsk et Kupiansk du 20 décembre 1942 au 18 janvier 1943. Etant donné que le moteur de l’Austin K-6 était irrémédiablement endommagé, un tracteur TL37 fut utilisé pour lui rendre sa mobilité.

    Un lancia razzi Katioucha BM 13-16 su telaio Austin K-6 fu testato dal 14°reparto sperimentale della 8a armata artiglieria del capitano Sartori. Decise
di utilizzarlo per difendersi contro i russi. Cosi, questo Katioucha ha tutelato le ritirata italiana a Starobelsk e Kubiansk dal 20/12/42 al 18/01/43. Il motore dell’Austin K-6 era veramente deteriorato si che un trattore TL37 fu usato per rendergli la sua mobilità.


Deux clichés montrant la Katioucha capturée. Sur celle de droite, on peut également voir le TL37 chargé de tracté le lance-roquettes.
(Crédits photo : Storia Militare)


    On peut encore citer un train blindé capturé en 1942 mais non réutilisé par les Italiens. Il fut sans doute cédé au génie ferroviaire allemand. Il était composé entre autres de deux wagons d’artillerie, dotés de deux tourelles armées chacune d’un canon de 76,2 mm L/30 Mod. 02 couplé avec une mitrailleuse DT calibre 7,62mm, en plus des 4 mitrailleuses Mod.09 calibre 7,62 de type Maxim réparties sur les flancs de chaque wagon.

    Si puo ancora citare un treno blidato catturato in 1942 ma non riusato dagli italiani. Fu, senza dubbio, mollato al genio ferroviario tedesco. Era fatto di due vagoni d’artiglieria, dotati di due torrette armate per ogniuna di un cannone di 76.2mm L/30Mod.02, abbinato con una mitragliatrice DT calibro 7.62mm, in più delle Quattro mitragliatrici Mod.09calibro7.62 di modello Maxim, ripartite sui fianchi di ogni vagone.





Les pièces d’artillerie et l’armement individuel - Gli pezzi d’artiglieria e l’armamento individuale

 

     Si le nombre de véhicules capturés reste insuffisant pour équiper entièrement une unité, ce n’est pas le cas avec les pièces d’artillerie. En effet, certaines d’entre elles furent réutilisées par l’ARMIR au nombre de 40 ou plus du même type. Malheureusement, je n’ai pas trouvé d’information sur les unités qui en furent dotées, donc il m’est impossible de savoir si ces canons ont été utilisés en groupe ou s’ils ont été dispersés au sein de multiples batteries.

    Alcuni pezzi d’artiglieria furono riusati dall’ARMIR al numero di 40 o piu dello stesso modello. Disgraziatamente, non ho potuto trovare informazioni sulle unità che ne ebbero, dunque non so se questi cannoni sono stati usati in gruppo o se sono stati dispersi durante numerosi batterie. 



Obusier de 152mm ML20 capturé durant l’été 1942.
(Crédits photo : http://www.icsm.it/foto/index.html)



Nombre - Numero

Modèle - Modello

? Canon AT de 37 mm mod.30
?

Canon AT de 45 mm mod.32

1

75/30 mod. M243

42

Obusier de 76,2 mm Modèle 1927 (1)

1

76/32 mod. M 290 (c/a)

3-4 Canon de 76,2 mm ZIS-3 mod.42 (2)
1

87/33 mod. M 281

1

97/38 mod. M 40

1

105/40 mod. M 422

52

Canon de 122 mm A-19 mod.31-37 (3)

52

Canon de152mm mod.37 (4)

?

155/36 mod. M 418

?

155/40 mod. M 422


(1) : Cet obice da 76/15 fut cédé par les Allemands et utilisé sur les côtes grecques et sur les îles de la mer Egée.
(1) : Quest'obice da 76/15 fu ceduto dai tedeschi e usati sulle coste greche e sulle isole del mare Egeo.

(2)   : Ces canons ont été capturés par les Allemands et donnés aux italiens pour accroître la capacité anti-chars des unités de l’ARMIR. Ils furent probablement utilisés dans le secteur du Don.
(2) : Questi cannoni sono stati cattuati dai tedeschi e dati agli italiani per aumentare la capacità controcarro delle unità dell’ARMIR. Furono a priori usati nel settore del Don.

(3) : Ces pièces, rebaptisées cannoni da 122/45, ont été cédées par les Allemands et utilisées comme batteries de défense côtière en Sicile (32 pièces) et en Grèce (20 pièces).
(3) : Questi pezzi, rinomati cannoni da 122/45, sono stati ceduti dai tedeschi e usati comme batterie di difesa costiera in Sicilia (32 pezzi) e in Grecia (20 pezzi)

(4) : Ces cannoni da 152/28 ont été cédés par les Allemands à l'armée italienne en 1943 et ont servi en mer Egée (20 canons), en Sicile (16 canons) et en Corse (16 canons) pour la défense côtière.
(4) : Queste cannoni da 152/28 sono stati ceduti dai tedeschi all'esercito italiano in 1943 e hanno servito nel mare Egeo (20 cannoni), in Sicilia (16 cannoni) e in Corsica (16 cannoni) per la difesa costiera.


Canon de 122 mm K390 de la batterie du Mont Saint-Clair, vraisemblablement capturé par les Allemands et employé par les Italiens pour la défense côtière de Sète, dans l'Hérault
(Crédits photo : Fortifications & Patrimoine No 3)
Un canon antiaérien de 85 mm abandonné le long d’une route, inspecté par des soldats italiens.
(Crédits photo : http://www.gri.it/index.htm)
Deux canons russes de 45mm AT Modèle 1938 équipés de bouclier allemand.
(Crédits photo : http://www.cpmortai115.it/og1.htm)
Un autre canon antichar de 45mm capturé par les troupes italiennes.


    Selon plusieurs sources, les soldats italiens appréciaient l’usage des armes légères soviétiques. L’emploi de Shpagin PPSh 41, Tokarev SVT-38 et 40  était ainsi chose fréquente au sein des unités de l’ARMIR.  Les fusils antichars PTRS-41 semi-automatique et PTRD-41 à chargement manuel de 14,5 mm, capables de percer jusqu'à 25 mm de blindage, furent également employés par les troupes italiennes.

    Secondo alcune informazioni, i soldati italiani valutavano le armi celeri russe. L’utilizzazione di Shpargin PPSh41, Tokarev SVT-38 e 40 e altri fucili anti-carri (come il PTRD-1941 di 14,5 mm) era frequente presso le unità dell’ARMIR.



Fusil antichar PTRD-41 de 14,5 mm manié par des soldats italiens.



Bibliographie :
- Gli Autoveicoli da combattimento dell’ Esercito Italiano Volume secondo (1940-1945), Stato Maggiore dell’Esercito, Ufficio Storico, Nicola Pignato, Filippo Cappellano, 2002
- Alpini e tedeschi sul Don, Rossato Editore, Alessandro  Massignani, 1991
- Le Artiglierie del Regio Esercito nella Seconda Guerra Mondiale, Storia Militare, Filippo Cappellano, 1998


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