Photoscope Savoia Marchetti SM.81 "Pipistrello"




    Le bombardier trimoteur Savoia Marchetti S81 fut développé à partir de l’avion civil SM73, au début des années 1930, au moment où les unités de bombardement de la Regia étaient équipées de Fiat BR.2 et autres Caproni Ca.73 et 101. Lors de son développement, il était considéré comme un avion d'avant garde, avec sa structure de monoplan à aile basse. Les modifications apportées suite à son passage à Guidonia furent minimes, et sa construction fu confiée à 8 firmes différentes, preuve de son succès. Plusieurs types de motorisations furent adoptés en même temps, sans doute parce qu'à l'époque, tous les moteurs disponibles souffraient d'un manque de puissance. Cela permettait de tester un peu toutes les solutions possibles...
    Lors de son premier vol, en 1935, il était l’un des meilleurs bombardiers multi rôles au monde, et le premier bombardier moderne à intégrer la Regia Aeronautica. Il était aisé de pilotage, disposait d'un armement défensif suffisant et d'une grande capacité d'emport, et pouvait accomplir un grand nombre de missions (bombardement, reconnaissance, transport, largage de parachutistes, école) dans des conditions météorologiques très difficiles.

    Les premiers S.81, équipés de moteurs Piaggio P.IX, furent livrés aux 7° et 9° Stormi BT à partir d'avril 1935. Le 9° Stormo BT, qui avait été entièrement transformé sur cet appareil quelques mois plus tard, fut la première unité de S.81 à gagner l'Afrique.



L'invasion de l'Ethiopie



Voici une photo d'une formation d'appareils de la 13a squadriglia, XXVI° Gruppo, dont le "13-1", que j'ai reproduis en modèle réduit.


    Les appareils destinés à l'AOI étaient transportés par bateaux, démontés. Une fois arrivés à Massaua, ils étaient remontés dans les ateliers de la SRAM (Squadre Riparazione Aeromobili e Motori). Au 15 janvier 1936, les Savoia S81 équipaient l'ensemble du 9° Stormo, basé à Gura, comprenant les 11a et 13a Squadriglie du XXVI° Gruppo ainsi que les 62a et 63a Squadriglie du XXIX° Gruppo, totalisant 24 appareils, pour la plupart dotés de moteurs Piaggio P.X et d'hélices quadripales. Les S.81 resteront basés à Gura (Erythrée) pendant toute la durée de la campagne éthiopienne. Ce furent les bombardiers les plus modernes employés durant cette campagne, en compagnie des plus anciens Caproni Ca101 et Ca133.

Pour voir plus de photos du SM81 durant cette campagne, regardez ici.



La guerre d'Espagne



Formation de SM81 de la 252ª Squadriglia de l’Aviazione Legionaria, en 1937, en vol au-dessus de l’Espagne.
Leur camouflage se compose de giallo mimetico 3, de verde mimetico 1 et de marrone mimetico 2.


    L'aventure des S.81 en Espagne débuta le 28 juillet 1936, lorsque 12 appareils, aux ordres du colonel Ruggero Bonomi, quittèrent Cagliari-Elmas pour se rendre au Maroc Espagnol (sur les 12, seuls 9 arrivèrent, les trois autres connurent des sorts divers : l'un s'écrasa an mer, un autre dut effectuer un atterrissage d'urgence en territoire sous protectorat français et le dernier s'écrasa au sol). La première action de guerre des trimoteurs italiens se déroula le 2 août 1936, lorsque 3 appareils bombardèrent les défenses de Merida. Le jour suivant, 4 S.81 attaquèrent Badajoz, sans être inquiétés par la chasse républicaine. Les S.81 effectuèrent également des opérations contre la flotte espagnole, restée fidèle au gouvernement républicain, dès le 5 août, lorsque deux trimoteurs mirent en fuite un contre-torpilleur qui bombardait Larache. Si les bombes atteignaient rarement leurs cibles, ces attaques eurent un grand effet moral sur les marins, et annulèrent ainsi la suprématie navale républicaine. Lorsque les troupes franquistes traversèrent le détroit de Gibraltar le 6 août, sur 5 navires de transport, le blocus naval ennemi fut forcé par 9 S.81, alors qu'il était constitué d'un cuirassé, 2 croiseurs, 7 contre-torpilleurs et 8 sous-marins. Un seul contre-torpilleur fut endommagé ce jour là, mais les navires nationalistes passèrent sans difficulté !
    Le 12 août 1936, un coups plus dure fut porté à la marine espagnole lorsque les S.81 bombardèrent le port de Malaga et détruisirent les dépôts de munitions et de carburant, contraignant la flotte à se replier sur des bases plus éloignées, l'empêchant ainsi de perturber le transfert des troupes nationalistes. D'ailleurs, les S.81 participèrent également au transport des troupes d'une rive à l'autre en compagnie des Junkers Ju 52 allemands, entre juillet et octobre 1936. Après cela, ce fut au tour des trimoteurs d'être transférés à Tablada, vers Séville, et sur l'île de Majorque. Durant la Guerre Civile, les S.81 apportèrent un soutient direct aux troupes nationalistes en bombardant Malaga, Cordoue, Oropesa, Toleda et Huelva, effectuèrent des attaques au-dessus des bases aériennes républicaines et ravitaillèrent les troupes assiégées.
    Mais l'arrivée des chasseurs russes allait changer la donne dans le ciel ibérique, à la fin de l'année 1936. Au même moment, la présence des S.81 (il n'en restait alors plus que 7 opérationnels) fut renforcée par l'arrivée de 18 nouveaux trimoteurs prélevés au 26° Gruppo du 9° Stormo BT, commandés par le colonel Ferdinando Raffaelli. Ces appareils participèrent aux batailles de Guadalajara de janvier à mars 1937 et de Santander, d'avril à août. Mi-novembre, 6 autres S.81 se posèrent sur le terrain de Son San Juan, provenant du 30° Stormo BT, pour constituer la 251a squadriglia, qui entra en action le 8 décembre sur le port de Mahon.
    La fin de la carrière des S.81 en Espagne fut marquée par l'incendie d'un trimoteur au décollage de Saragosse, qui tua tous les occupants. Le 30 septembre 1938, toutes les machines restantes furent cédées à l'aviation espagnole, qui les rassembla au sein du groupe G-21, tandis que le personnel italien rentra par bateau.

Cet appareil, photographié en Espagne en 1936, possède des marquages intéressants : trois bandes noires ceinturent son fuselage, et on peut remarquer une chauve-souris juste devant le 1. En revanche, la croix de Saint André n’a pas été appliquée sur la dérive, qui n’est d’ailleurs pas peinte en blanc.

Un SM81 aux îles Baléares, en 1936. Il semble avoir gardé son camouflage à bandes rouges sur fond avorio chiaro, en vigueur pendant la campagne d’Ethiopie.

Un appareil de l’expédition Bonomi, qui consistait au premier transfert d’avions italiens depuis le Maroc vers l’Espagne, a du réaliser un atterrissage forcé sur la plage de Mulaya, le 30 juillet 1936. Cet appareil sera réparé et réimmatriculé I-MARU, puis transféré à Sesto Calende en octobre 1938.

Un autre SM81 au camouflage à bandes larges, appartenant probablement à l’Aviazione Legionaria vues les deux bandes noires peintes sous chaque aile.

Un SM81 en phase de bombardement sur l’Espagne, en 1936. Le camouflage a bandes larges a été tacheté de Giallo Mimetico et de Marrone Mimetico probablement. L’appareil porte les croix noires, distinguant les forces nationalistes.

Le 11-32 de l’Aviazione Legionaria escorté par deux Fiat CR32, durant l’année 1936.




Italie et colonies, 1935-39


    En Italie, durant la seconde moitié des années 1930, le Savoia S.81 participa à de nombreuses parades et démonstrations en vol. Quelques exemplaires furent modifiés en avions de transport particuliers des personnalités politiques et militaires. En mai 1938, à l'occasion de la visite de Victor Emmanuel III en Libye, des S.81 équipés de moteurs Gnôme & Rhône lancèrent un bataillon de parachutistes libyens au complet.
    En avril 1939, des appareils des 33° et 37° Stormi transportèrent un régiment de granatieri de Grottaglie à Tirana pour renforcer les troupes participant à l'invasion de l'Albanie. En Ethiopie, les S.81 n'équipaient plus que le XXIX° Gruppo, basé à Addis Abeba, au printemps 1939.

Un SM81 du 9° Stormo BT, XXVI° Gruppo, 11ª Squadriglia, en vol au-dessus du Colisée, en 1935.

Ces deux appareils portent chacun l’un des camouflages typiques des SM81 pendant la seconde moitié des années trente. Cette photo a été prise après la campagne d’Ethiopie, car les bandes rouges ont disparues de l’appareil à droite.

Un SM81 du XXIX° Gruppo, 63ª Squadriglia en Ethiopie, dans le courant de l’année 1939. On peut remarquer son nouveau camouflage : grigio mimetico en-dessous et trois tons au-dessus (jaune sable, vert et brun)

Alignement de SM81 de la 20ª Squadriglia à Castel Benito, près de Tripoli, en décembre 1939.

Appareil du 12° Stormo BT, 41° Gruppo, 205ª Squadriglia à Rimini, en juillet. L’unité est alors en passe d’être rééquipé avec les nouveaux SM79.

Un SM81 de la 47ª Squadriglia, retenant le camouflage standard de la fin des années 30 à bandes larges.

Le prototype du SM81 B, MM326, bimoteur en vol dans la région de Rome, en 1936. Il fut affecté au 12° Stormo BT avant d’être envoyé à la firme chinoise SINAW pour une production sous licence.

Formation de SM81 du 12° Stormo BT, basés à Rome, en 1936. Ils portent le camouflage standard employé en Ethiopie (Avorio chiaro et bandes rouges)

Un SM81 équipé de moteurs Alfa Romeo, du 8° Stormo BT, 19ª Squadriglia en janvier 1936. On peut remarquer la bande rouge appliquée sur les garde-boue, plutôt originale.

SM81 du 9° Stormo BT, 29° gruppo, 62ª Squadriglia en vol en 1935, sans garde-boue.

L’un des premiers appareils de série, encore privé de ses garde-boue, avec les capots des moteurs Piaggio de couleur aluminium.

Vol en formation des premiers appareils livrés pour tests à la Regia. Celui au premier plan est le premier prototype, portant le logo Savoia Marchetti.




Le SM81 dans la seconde guerre mondiale


    Au 10 juin 1940, la Regia Aeronautica disposait de 300 Savoia Marchetti 81 : 59, équipés de moteurs Piaggio, étaient basés en AOI, tandis que les autres, équipés pour la plupart d'Alfa Romeo,  étaient répartis sur les territoires italiens bordant la Méditerranée. Mais en réalité, seuls 104 de ces trimoteurs étaient opérationnels.
Ils équipaient les unités suivantes :
- 37° Stormo BT (55° et 54° Gruppi) à Lecce Galatina,
- 38° Stormo BT (39° Gruppo à Tirana et 40° Gruppo à Lecce Galatina),
- 47° Gruppo du 
15° Stormo BT à Tarhuna T18,
- 45° Gruppo du 
14° Stormo BT à El Adem,
- 39° Stormo BT (56° et 92° Gruppi) à Rhôdes,
- IV°, XXVIII° et XXIX° Gruppi Autonomi en AOI.

    En AOI, le S.81 représentait environ 1/3 de la force de bombardement, avec 43 appareils. Ils effectuèrent des bombardements nocturnes sur Djibouti, Zeila, Berbera, Aden et Port Soudan. Mais les Hurricane anglais se révélèrent être des adversaires bien plus redoutables que les chasseur de la guerre d'Espagne : le 13 juin, lors d'une action contre Aden, 2 Savoia S.81 sur 4 furent abattus. Après la conquête de la Somalie britannique et les actions en Mer Rouge, le nombre de S.81 disponible en AOI chuta rapidement : il en restait 6 le 10 février 1941, et plus que 3 le 10 mars, qui disparaîtront à leur tour en moins d'un mois.

    Au début de la guerre, les S.81 participèrent activement aux actions aéronavales contre la flotte britannique en Méditerranée. Ils étaient présents à la bataille de Punta Stilo, durant laquelle ils bombardèrent par erreur la flotte italienne, sans causer de dommages. A Capo Spada, les 11 appareils du 39° Stormo de Rhodes furent les premiers à attaquer les navires de la Royal Navy. Le 39° Stormo fut d'ailleurs particulièrement actif en Méditerranée Orientale : ses équipages effectuèrent de nombreux raids nocturnes sur Alexandrie, du 22 juin au 5 octobre 1940, avec 8 avions en moyenne, avant que ces missions ne soient interrompues pour économiser le carburant. Le 19 juillet, les S.81 du 39° Stormo endommagèrent le destroyer HMS Havock et, le 28 août, les appareils basés à Rhodes partirent de nuit bombarder Port Saïd et le canal de Suez.

    Le Pipistrello fut également employé pour l'offensive contre la Grèce, au sein du 55° Gruppo du 37° Stormo BT (18 appareils) basé à Lecce Galatina et du 38° Stormo BT (24 appareils) basé à Valona, en Albanie. Ces appareils effectuèrent des missions de bombardement sur la station radio de Mitilene, sur l'aéroport d'Heraklion et sur le port du Pirée. Au fur et à mesure de leur substitution par les Br.20, les Pipistrelli furent reversés aux escadrilles de transport. Dès le 2 novembre 1940, des appareils du 38° Stormo furent utilisés pour ravitailler la division alpine Julia, puis, le mois suivant, quelques trimoteurs de cette même unité furent prélevés pour former une Squadriglia Trasporti auprès du commandement de l'aviation en Albanie.

    En Afrique du Nord, au moment de l'entrée en guerre, les unités de S.81 étaient en cours de transformation sur S.79, pour les opérations diurnes au moins. Le 54° Gruppo, arrivé avec 13 appareils le 15 juillet 1940 à Ain El Gazala, conservera ses Pipistrelli et passera au bombardement nocturne. Sur les 29 S.81 présents en Libye au 10 juin 1940, 8 avaient déjà étaient reconvertis en appareils de transport. Le 15 juillet, 15 autres trimoteurs gagnèrent l'ASI pour des missions de bombardement de nuit uniquement. Fin janvier 1941, le 145° Gruppo Trasporto, qui était équipé entre autres de S.81, avait à son actif 3200 heures de vol, durant lesquelles il avait transporté 11600 personnes et 1140 tonnes de matériels. Sur ce front, 5 trimoteurs furent convertis en appareils de transport sanitaire, qui évacuèrent de nombreux blessés de Tobrouk, Bardia ou Sidi el Barrani. 
L'Aviazione Sahariana eut également en dotation des S.81, qu'elle employa dans des missions de bombardement, de transport et de ravitaillement.
    Les S.81 qui devaient participer à l'opération C3 contre Malte furent finalement chargés de transporter la division Folgore à El Alamein. Malgré la suprématie alliée au-dessus du détroit de Sicile, on retrouvera les fidèles Pipistrelli au-dessus de la Tunisie en avril-mai 1943. Les appareils du 18° Stormo évacuèrent à eux seuls 28000 hommes. Les S.81 seront également les derniers liens entre les îles de Lampedusa et Pantelleria et l'Italie en mai-juin 1943.

    Les Pipistrelli connurent aussi les steppes russes : les deux premiers appareils gagnèrent Tudora le 12 août 1941, assignés au 22° Gruppo CT. En septembre, 8 autres trimoteurs vinrent renforcés l'aviation du CSIR à Krivoj Rog, constituant, avec les deux appareils déjà présents, la 245a squadriglia Trasporto. Leurs rôles étaient d'assurer les liaisons entre le front et Bucarest, où ils étaient relayés par les SAS (Servizi Aerei Speciali), d'assurer le ravitaillement des troupes et le transport des blessés. Début novembre, l'escadrille fut secondée dans sa tâche par la 246a squadriglia Trasporto, équipée de 6 S.81 venus d'Italie. L'appareil résista aux conditions climatiques extrêmes, et se contentait de terrains de fortune pour mener à bien ses missions. Durant l'hiver 1942-43, les équipages de S.81 bravèrent tous les dangers pour évacuer le plus d'hommes possibles de la poche de Stalingrad. C'est au cours de l'une de ces missions, le 29 décembre 1942, que le général Enrico Pezzi, commandant l'aviation italienne en Russie, disparu.
    


Savoia SM81 après son atterrissage dans la région de Salal, le 30 juin 1940, au retour d'une mission de reconnaissance sur le Kenya.

Deux clichés de l’unique SM81 converti en chasseur de mines, le MM20163, baptisé « Saturno ». Ces photos ont été prises au centre d’essais de Guidonia le 21 janvier 1943. L’avion fut ensuite envoyé au SRAM pour une nouvelle série de test. Il fut probablement détruit lors de l’armistice.

Un appareil de la Regia au camouflage très dense. Aucun code n’est visible, ce qui rend son identification très difficile.

Intéressante photo en couleur de deux SM81 de la Regia, sans doute durant la campagne des Balkans ou de Russie, vers 1941-42.




Avec l'ANR

    Alors qu'au sud, seuls 4 ou 5 S.81 servirent dans les rangs de l'Aeronautica Cobelligerante, 36 appareils furent employés par le 1° Gruppo Trasporti Felice Terraciano de l'ANR, incorporé dans la Luftwaffe et officiellement désigné Transportfliegergruppe 10 (ital.). Ces trimoteurs opérèrent à partir de Goslar, en Allemagne, et effectuèrent de nombreuses missions sur le front de l'Est, six mois durant, sous les ordres du maggiore Egidio Pellizzari.


Au premier plan, l’un des SM81 en service au sein des groupes de transports de l’ANR opérant sur le front de l’Est en 1944. On peut remarquer des Heinkel 111 en arrière plan. Les garde-boue ont été retirés des jambes de train, pour éviter que les roues ne soient bloquées par excès de neige ou de boue.

Deux appareils du Gruppo Trasporti Terraciano utilisés par l’ANR sur le front de l’Est.



Fiche technique :
Longueur : 17,80 m
Envergure : 24 m
Moteurs : 3 Alfa Romeo 125 RC35 de 680CV chacun, ou 3 Piaggio P.X RC35 de 670CV, ou 3Piaggio P.IX RC40 de 680CV, ou 3 Alfa Romeo 126 RC34 de 780CV ou encore 3 Gnome & Rhône K14 de 650CV
Plafond : 7000 m
Vitesse maximale :  340 km/h à  4000 m avec les Alfa Romeo 125
Rayon d'action : 1500 km en charge normale, 2000 km maximum
Armement : 2 Breda SAFAT de 7,7 mm dans une tourelle Breda dorsale, une tourelle ventrale identique et 2 mitrailleuses Lewis de 7,7 mm dans les flancs du fuselage;
jusqu'à 2000 kg de bombes


Bibliographie :
- Il Pipistrello della Regia, Delta Editrice, Pietro Tonizzo & Nico Sgarlato, 2000
- Ali Italiane in Africa Orientale 1935-40, Albertelli Editore, Storia Militare, Carlo Lucchini, 1997

Pour reproduire cet appareil :

Echelle Marque Référence et désignation
1/72 Supermodel 008 Savoia Marchetti SM81 Pipistrello


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