Photoscope Fiat
G.50 "Freccia"

Fiat G.50 bis AS de la
352a squadriglia du
20° gruppo à Derna, en décembre 1941.
Le Fiat G50,
projeté par l'ingénieur Giuseppe Gabrielli, vola pour la
première fois le 26 février 1937, durant 15 minutes, avec
aux commandes Giovanni De Briganti. En juin, ce premier prototype,
immatriculé MM334, fut envoyé à Marina di Pisa
pour modifications, puis à Guidonia pour être
testé. Suites aux critiques du centre d’essai, notamment
concernant le temps de montée, le second prototype (MM335) fut
modifié. Après six vols, ce dernier s’écrasa
à cause de problèmes techniques.
Cependant, 45 exemplaires
avaient déjà été commandés à
la mi-1937, et le projet continua à avancer, d’autres
machines étant envoyées à Guidonia et à
Turin. Malgré ses désavantages (vitesse de 470 m/h) face
à son concurrent, le Macchi 200, désigné vainqueur
de la compétition, la Regia Aeronautica reçu ses premiers
appareils de série fin 1938. Quelques modifications avaient du
être apportées à l’avion, notamment un
cockpit ouvert pour remplacer celui fermé, peu
apprécié des pilotes, qui redoutaient de ne pas pouvoir
l’ouvrir en cas de besoin.
En janvier 1939, 12 machines furent envoyées en Espagne, sur la base d’Escalona,
non loin de Madrid, pour y être testées. Les Fiat ne réalisèrent que quelques
escortes en mars, la guerre touchant à sa fin. Ils ne furent donc pas confrontés
à la chasse adverse. Malgré tout, quelques critiques furent émises part les
pilotes : la visibilité était plus faible que sur les Bf109 ou les I16, et
l’armement (2 mitrailleuses de 12,7mm) était insuffisant.
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| Le premier prototype du Fiat G.50, MM334, sur le terrain de Pise. |
Fiat G.50 série I sur l'aérodrome de Pise. |
Fiat G.50 de l'Aviazione Legionaria en Espagne, appareil personnel du maggiore Mario Bonzano. |
La première unité opérationnelle sur G50 fut le 51° Stormo, basé à
Rome Ciampino, qui reçue ses appareils durant l’hiver 1939-40. Au 10 juin 1940,
118 Fiat G50 étaient opérationnels au sein des 51° et 52° Stormi
principalement. La première campagne du G.50 pendant la seconde
guerre mondiale fut celle des Alpes, à laquelle prirent part les
appareils du 22° gruppo,
déployés en Ligurie et dans le Piémont. Leur
activité se limita cependant à l'escorte de bombardiers :
leur première sortie survint le 15 juin, pour accompagner des
SM.79 au-dessus de Calvi. Le 21 juin, des G.50 interviennent en
soutient aux Br.20 bombardant les positions fortifiées dans le
nord des Alpes. Durant cette courte campagne, le G.50 ne rencontra pas
la chasse française, et son rôle resta assez marginal.
Ce n’est qu’à partir de l’automne 1940 que
ces appareils débutèrent un service plus intense, avec le Corpo Aero Italiano
envoyé en Belgique. Les 43 appareils du 20° gruppo arrivèrent à Maldegen le 18
Octobre, après la perte de deux machines durant le transfert. Les G50 furent
engagés en mission d’escorte au-dessus de l’Angleterre du 27 octobre au début du
mois de décembre. Aucun appareil ne combattra de chasseurs anglais, mais des
pertes seront enregistrées pour causes accidentelles (météorologiques en fait).
Ce groupe fut rapatrié en avril 1941.
A l’inverse, les G50 déployés à
partir du 28 octobre 1940 pour l’offensive en Grèce rencontrèrent davantage de
succès. Environ 80 appareils des 354a, 355a, 361a, 395a, 150a et 152a squadriglie basés en Albanie, à Grottaglie ou à Tarente participèrent aux
opérations. Les vols d’escorte furent suivies par des missions de chasse
pure pour contrer les appareils anglais engagés aux côtés des forces grecques.
Les Gloster Gladiator étaient surclassés par les G50, sauf en combat tournoyant.
Le combat du 20 févier 1941, pendant lequel les G.50 abattirent 10 appareils
ennemis pour une seule perte, contribua a remonté le prestige de l’appareil,
bien que le talent et l’expérience des pilotes soit davantage en cause.
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| Paire de Fiat G.50 de la 362a squadriglia, 24° gruppo, en vol au début du conflit. |
Fiat G.50 du 20° gruppo en Belgique. L'appareil au second plan est celui du maggiore Mario Bonzano, commandant de l'unité. |
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| Fiat G.50 de la 354a squadriglia sur le terrain de Tirana, en janvier 1941, gard par un carabiniere. |
Appareils du 154° gruppo sur un terrain des Balkans. |
Pour
améliorer quelques peu les caractéristiques du G.50, Fiat
étudia dès 1938 la réalisation du G.50 bis, qui ne
sera matérialisée qu'en février 1940. Le premier
appareil de cette version, le MM5933, fut testé à Turin
en septembre 1940. Les performances de l'appareil étaient
identiques à celles du G.50 (le moteur était toujours le
même), mais les opérations de maintenance étaient
simplifiées. L'appareillage radio conservait le poste ARC1 du
G.50, peu efficient. Il faudra attendre octobre 1941 pour que le G.50
bis soit équipé du poste RB30, qui représentait
une petite amélioration. Les premiers G.50 bis ne furent
livrés aux unités qu'en avril 1941.
Les G.50 et
G.50 bis participèrent à la campagne d'Afrique du Nord
à partir du mois de décembre 1940, avec l'arrivée
des 150a, 152a et 358a squadriglie
à Castel Benito. Les premiers appareils qui gagnèrent
l'Afrique n'étaient pas équipés de filtre à
sable, ce qui causa de nombreux ennuis. Par la suite, les G.50
équipés de filtres furent désignés G.50 AS
(pour Africa Settentrionale).
Au cours de l'année 1941, la Va Squadra Aerea
(regroupant les unités aériennes déployées
en Afrique du Nord) comptabilisa jusqu'à 80 Fiat G.50,
utilisés pour des missions d'escortes de convois ou de
bombardiers, de patrouille et d'attaque au sol. Cette dernière
tâche devint progressivement l'activité
prépondérante des G.50 bis AS regroupés au sein
du 12° gruppo assalto.
Pour mener à bien ces missions d'assaut, ils étaient
équipés de râteliers pour une bombe de 100 kg sous
chaque aile. Les résultats étaient satisfaisants, mais
les pertes étaient élevées, surtout à cause
des attaques aériennes alliées sur les bases, et le G.50
disparu peu à peu du ciel nord africain. En 1943, seule la 368a squadriglia basée à Sfax, en Tunisie, volait encore sur ce type d'appareil.
Le G.50 opéra également dans toute la
Méditerranée, depuis la Sicile, l'Italie du sud,
Grèce ou le Dodécanèse. Lors de l'invasion de la
Sicile en juillet 1943, les 158° et 159° gruppi assalto
étaient encore pourvus du vieux chasseur Fiat. Ils ne purent pas
grand chose pour contrer la supériorité alliée,
tant technique que quantitative. Au moment de l'armistice, il ne
restait plus que 47 G.50, dont 17 opérationnels, sur l'ensemble
des fronts. C'est tout ce qu'il restait des 791 appareils produits
depuis 1937.
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| Fiat G.50 bis du tenente Tullio De Prato, commandant de la 150a squadriglia, en vol au-dessus du désert libyen en juin 1940. |
Fiat G.50 bis AS de la 352a squadriglia, 20° gruppo, avec le capot peint en jaune. |
Fiat G.50 bis AS capturé
en Calabre en septembre 1943. On peut distinguer le filtre à
sable et les râtelier à bombes. |
Dès 1942, certains G.50 avaient
été relégués aux écoles de vol. Les
108 exemplaires de G.50 B (biposto) avaient quant à eux
spécialement conçus pour l'écolage. Après
l'armistice, les G.50 et G.50 B survivants furent utilisés par
l'ANR et l'Aeronautica Cobelligerante pour former de nouveaux pilotes.
De tous les utilisateurs étrangers du G.50,
la Finlande fut le plus important. De décembre 1939 à
juin 1940, 35 machines furent transférées à la Lentolaivue 26
de l'aviation finlandaise, dont 2 perdus durant leur vol de transfert.
Les G.50 resteront en service dans cette escadrille jusqu'en juin 1944,
avec 88 victoires à leur actif, contre 11 perdus.
L'aviation croate reçu quant à elle 9
Fiat G.50 bis et un G.50 B en juin 1942. Ils furent utilisés
pour des missions d'attaque au sol contre les partisans. La Luftwaffe
réquisitionnât enfin quelques G.50 après
l'armistice, qui furent utilisés en seconde ligne.
| Fiche technique |
Longueur : 8,03 m
Envergure : 10,99 m
Moteur : Fiat A74 RC 38 de 840 CV
Plafond : 10700 m
Vitesse maximale : 470 km/h à 5000 m
Rayon d'action : 445 km
Armement : 2 mitraileuses Breda SAFAT
de 12,7 mm dans le nez (300 munitions par arme) |
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Fiat G.50 du maggiore Mario Bonzano, Espagne, 1938.
(profil de M. Marsan) |
Fiat G.50 de la 354a squadriglia à Tirana, en avril 1941.
(profil de M. Marsan) |
Fiat G.50 bis AS de la 352a squadriglia en Cyrénaïque, été 1941.
(profil de M. Marsan) |
Bibliographie :
- Fiat G50, Ali d'Italia n°6, Piero Vergnano, 1997
- Courage Alone, The Italian Air Force
1940-1943, Chris Dunning, Hikoki Publications, 1998
- Dimensione Cielo Caccia Assalto Immagini A1, Edizioni Bizzarri, Emilio Brotzu & Gherardo Cosolo, 1972
Pour reproduire cet appareil :
| Echelle |
Fabricant |
Référence et désignation |
| 1/72 |
AML |
72007 Fiat G.50 II - IV series |
| 1/72 |
AML |
72021 Fiat G.50 bis |
| 1/72 |
AML |
72022 Fiat G.50 B / biposto bicomando |
| 1/72 |
AML |
72027 Fiat G.50 finnish version with ski |
| 1/72 |
AML |
72031 Fiat G.50 bis AS "Freccia" |
| 1/48 |
Flying Machines |
48002 Fiat G.50 bis/AS |
| 1/48 |
Flying Machines |
48003 Fiat G.50 I serie |
| 1/48 |
Hasegawa |
51639 Fiat G.50 |
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