
Fiat CR.42 de la
162a squadriglia à Rhodes en mai 1941.
Il peut de prime abord paraître curieux que l'Italie
ait développé son dernier chasseur biplan alors que
ses premiers chasseurs monoplans étaient déjà au
stade de prototype. En fait, c'est l'expérience positive du CR.32
lors de la guerre civile espagnole qui poussa au développement
du CR.42, qui devait être l'expression la plus aboutie de la
formule du chasseur biplan. Les responsables de la Regia Aeronautica
pensaient alors que la maniabilité primait sur la vitesse dans
le duel aérien, comme la guerre d'Espagne l'avait, selon eux,
démontré. En vérité, les succès de l'Aviazione Legionaria
sur les chasseurs républicains étaient surtout dus
au manque d'entraînement des pilotes adverses. Mais même si
la leçon n'avait pas été comprise à la
veille de la seconde guerre mondiale, comment justifier que le dernier
biplan italien reste en production jusqu'en 1943 ?
Revenons à le genèse de l'appareil,
présenté au concours de 1938 par l'ingénieur
Celestino Rosatelli de la Fiat. Il s'agissait de l'ultime
développement du CR.32, propulsé par un moteur radial Fiat A74 RC41. La Regia Aeronautica se montra intéressé par le projet, qui permettrait de remplacer rapidement les CR.32 avant de passer aux monoplans qui accusaient quelques retards dans leur mise au point définitive.
Ainsi, le 23 mai 1938, le pilote d'essais de la Fiat,
Valentino Cus, effectua le premier vol aux commandes du Fiat CR.42
à Turin. L'avion se révéla très maniable et
facile à piloter. Les premières commandes ne
tardèrent pas, et la première série de 200
appareils, immatriculés MM.4265 à 4464, fut livrée
entre février et décembre 1939. Au total, 1782
exemplaires seront fabriqués jusqu'en juin 1943. Notons que la
Hongrie, la Belgique et la Suède en commandèrent quelques
dizaines d'exemplaires, livrés avant le début du conflit.
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Le prototype du Fiat CR.42 à Turin Mirafiori.
(crédits photo : Aeronautica Militare) |
La chaîne de production des CR.42 à l'usine Aeritalia en 1940.
(crédits photo : Ufficio Storico Fiat) |
La première unité de la Regia Aeronautica à être dotée de Fiat CR.42 fut le 53° stormo (150° et 151° gruppi) de Turin Caselle, qui en reçu 50 en mai 1939, suivi du 17° gruppo du 1° stormo à Trévise et du 3° stormo (18° et 23° gruppi) à Turin Mirafiori. Une patrouille acrobatique fut créée sur 5 appareils au sein de la 367a squadriglia du 53° stormo, menée par le capitano Simeone Marsan, qui exécuta sa première représentation le 15 mai 1939.
En juin 1940, 265 Fiat CR.42 avaient été livrés. Ils équipaient les 3° et 53° stormi au complet, le 1° stormo (moins son 6° gruppo sur MC.200), le 10° gruppo du 4° stormo, le 13° gruppo du 2° stormo, le 8° gruppo du 2° stormo et les 412a et 413a squadriglie en AOI.
Les CR.42 des 3° et 53° stormi
furent employés durant la
brève campagne contre la France entre le 13 et le 24 juin 1940.
Ils effectuèrent des missions d'escorte et d'attaque au sol en
Provence, sur la Côte d'Azur et le long de la frontière alpine, en se heurtant
à plusieurs reprises aux Dewoitine D520 et Bloch 152 de
l'Armée de l'Air. Les premières pertes ne
tardèrent pas, notamment sous les coups du fameux as
français Pierre Le Gloan du GC III/6. Six Fiat furent perdus le
15 juin, contre 2 Bloch 151 de l'AC.3 détruits (l'un abattu,
l'autre détruit à l'atterrissage suite aux dommages
causés par les CR.42).
Pour "épauler" l'allié allemand dans
la bataille d'Angleterre, Mussolini décida d'envoyer en Belgique
50 Fiat CR.42 du 18° gruppo au sein du 56° stormo du Corpo Aereo Italiano (CAI)
le 19 octobre 1940. Basés à Ursel, les biplans italiens
allaient souffrir des conditions climatiques difficiles, mais surtout
des Spitfire et Hurricane de la RAF
qui les surclassent largement. Après quelques missions d'escorte
durant lesquelles 21 d'entre eux furent perdus (dont un
capturé par les Anglais et exposé aujourd'hui au
musée de Hendon), les 29 CR.42 restants furent rapatriés
en Italie en
janvier 1941.
Suite à la déclaration de guerre du 28 octobre 1940, les CR.42 de la 394a squadriglia du 160° gruppo et du 150° gruppo participèrent aux opérations contre la Grèce
depuis les terrains albanais. Contre la faible aviation grecque, les
CR.42 remportèrent des succès faciles, mais
l'arrivée de la RAF en novembre compliqua la donne. Malgré tout, les CR.42 pouvaient tenir tête aux Gloster Gladiator anglais, aux performances quasiment équivalentes (le biplan anglais était plus lent mais mieux armé).
Les biplans Fiat prirent ensuite part aux
opérations contre la Yougoslavie entre le 6 et le 17 avril 1941,
puis contre la Crête en mai, avec les appareils des 162a et 163a squadriglie de l'Aeronautica dell'Egeo. En juin, le 161° gruppo
fut constitué sur les îles de la mer Egée lors du retour des CR.42 de la "squadriglia speciale Irak" impliquée dans les opérations en Irak
pour tenter de renverser le pouvoir en place, rebaptisée ensuite 164a squadriglia.
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Ce CR.42 du 151° gruppo en vol au-dessus des Alpes porte encore les insignes de nationalité davant-guerre sur sa dérive.
(crédits photo : Nicola Malizia) |
Fiat CR.42 du 18° gruppo CT à Ursel, en Belgique.
(crédits photo : Aeronautica Militare) |
Fiat CR.42 du 150° gruppo CT à Valona, Albanie, en décembre 1940. |
En AOI,
le Fiat CR.42 était l'avion de chasse le plus moderne dont
disposaient les pilotes transalpins. Avant l'entrée en guerre du
10 juin 1940, il n'avait été possible d'envoyer que 36
CR.42 par la mer via Suez, formant les 412a et 431a squadriglie.
Malgré la supériorité anglaise et sud-africaine,
les Italiens remportèrent d'éclatantes victoires
aériennes aux commandes de leurs CR.42, comme l'as Mario
Visintini, crédité de 17 victoires. Le 6 novembre 1940, 6 Fiat CR.42 de la 412a squadriglia abattirent 6 Gloster Gladiator du 1 SAAF Fighter Squadron, sans perdre un seul des leurs.
Cependant, les pertes devinrent rapidement
critiques, d'autant que les renforts n'arrivaient qu'au compte-gouttes
sur ce front condamné d'avance. Pour remplacer un temps soit peu
les pertes, des CR.42 furent acheminés par voie aérienne
dans le ventre des Savoia SM.82 depuis la Libye. Entre août 1940
et mars 1941, 51 CR.42 purent ainsi gagner la lointaine colonie. Mais le
nombre d'avions disponibles ne cessa de diminuer, pour finir le 24
octobre par la perte du dernier CR.42, abattu par des chasseurs
sud-africains.
Entre juin et juillet 1940, les CR.42
présents en Libye étaient marqués des insignes des
13°, 8° et 10° gruppi à Castel Benito et Tobrouk, rejoints par les 33 appareils du 9° gruppo arrivés Benghazi La Berka le 13 juillet. La première victoire et la première perte des CR.42 du 10° gruppo intervinrent le 19 juin. Mais dès la fin juin, les CR.42 du 10° gruppo furent envoyés pour un mois au SRAM de Benghazi pour une révision complète des moteurs, rendus inutilisables par l'infiltration du sable...
Lors de l'avance sur Sidi Barrani en septembre, les
CR.42 effectuèrent aussi bien des missions d'escorte de
bombardiers que de mitraillage de véhicules au sol. Le 27 septembre, les 30 CR.42 du 151° gruppo s'installèrent à El Adem, puis ce fut au tour du 23° gruppo autonomo CT de gagner Bardia entre le 17 et le 18 décembre. Mais après
la contre-offensive de Wavell engagée le 9 décembre, il restait bien peu d'appareils
disponibles : le 10° gruppo
avait été rapatrié au début du mois de
janvier 1941, précédé par les quelques
rescapés du 8° gruppo le 20 décembre. Au moment de l'arrivée des premières unités de l'Afrika Korps, le 16 février 1941, il ne restait que le 151° et le 18° gruppi autonomi (ce dernier arrivé le 21 janvier) à être équipés de CR.42 en Libye.
Onze nouveaux CR.42 "bombe alari", dotés de râteliers pour bombes de 100 kg sous les ailes, vinrent
en renfort au 151° gruppo pour prendre part à la reconquête de la
Cyrénaïque en mars. Ils furent remplacés en juin 1941 par les appareils du 160° gruppo autonomo, venus de Trévise sur l'aérodrome de Benghazi K2. En août, le 151° gruppo céda ses Fiat CR.42 à la 153a squadriglia du 3° gruppo autonomo avant d'être rapatrié. Le 8 août enfin arriva à Ein El Gazala la 376a squadriglia autonoma avec 12 CR 42 "bombe alari", qui fut rattachée au 155° gruppo autonomo alors équipé de Fiat G.50 bis.
A cette date, on comptait environ 70 CR.42 en Libye, répartis
entre la chasse et l'attaque au sol, dont les premiers CR.42 AS (pour Africa Settentrionale) dotés de filtres à sable en plus des râteliers sous les ailes.
Les missions d'attaque au sol furent
fréquentes lors de la seconde contre-offensive anglaise de
novembre 1941. Au terme de la retraite, le 25 décembre, les
unités encore équipées de CR.42 étaient le 3° gruppo autonomo et le 236a squadriglia CB à Ara Fileni, et le 160° gruppo caccia à Sorman. Ils furent rejoints par les 158° et 159° gruppi CB en mai pour la seconde contre-offensive italo-allemande, formant le 50° stormo assalto. Les autres unités disposant de CR.42 en Afrique du Nord à cette époque étaient le 101° gruppo assalto (arrivé en juillet à Castel Benito), le 15° stormo assalto (arrivé en septembre 1942 avec 48 CR.42 AS) et le 160° gruppo caccia,
qui participèrent à la bataille d'El Alamein. A la veille
de la bataille de Tunisie, en janvier 1943, 82 Fiat CR.42 furent
rapatriés en métropole, pour éviter de les
sacrifier inutilement sur ce nouveau front.
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| Fiat CR.42 de la 413a squadriglia au-dessus de la Somalie britannique en août 1940. |
Fiat CR.42 du 9° gruppo, 4° stormo, au décollage à El Adem. |
CR.42 AS de la 20a squadriglia, 15° stormo assalto, en Afrique du Nord durant l'automne 1942. |
Le Fiat CR.42 fut également
présent sur le théâtre d'opération
méditerranéen, tout d'abord pour soutenir l'effort
militaire contre Malte. Les 29 CR.42 du 9° gruppo assurèrent les escortes de bombardiers entre la Sicile et Malte entre le 1er et le 11 juillet, avant d'être remplacés par le 23° gruppo arrivé le 11 juillet à Comiso.
Après le départ du 23° gruppo pour la Libye en décembre 1940, il restait en Sicile le 1° stormo (dont le 6° gruppo était doté de MC.200) et un noyau du 23° gruppo doté de 3 escadrilles "bis", les 70a, 74a et 75a encore équipés de CR.42. Le 20 janvier 1941, cette unité devint le 156° gruppo dotée de 18 CR.42. Mais son existence fut très brève, puisqu'elle fut dissoute au retour du 23° gruppo autonomo de Libye le 1er avril 1941 pour lui reverser ses appareils. Le 1° stormo quitta la Sicile le 21 juin 1941 pour se rééquiper sur MC.202 à Campoformido.
Depuis leurs bases en Sicile, à Pantelleria et à Lampedusa
(à partir de 1942), les biplans assuraient également
l'escorte des convois maritimes pour la Libye. Ce type de missions
demandait un grand nombre d'appareils, car leur autonomie
était limitée.
Le général Aldo Urbani, commandant de l'Aeronautica della Sardegna, décida en accord avec Superaereo
d'utiliser le CR.42 comme bombardier en piqué doté de
bombes de 100 kg sur des cibles navales. La première action de
ce nouveau genre pour le CR.42 advint le 14 juin 1942, à
l'occasion de la bataille aéronavale de "mi-juin", durant
laquelle 8 Fiat participèrent à l'attaque du convoi
britannique en compagnie d'avions torpilleurs et de bombardiers.
L'expérience sera reconduite pour la bataille de "mi-août".
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| Fiat CR.42 de la 75a squadriglia, 23° gruppo autonomo, en patrouille sur le canal de Sicile. |
Ce CR.42 de la 385a squadriglia, 157° gruppo, 1° stormo, se trouve sur la base de Trapani Milo.
(crédits photo : CMPR) |
Alignement de CR.42 de la 380a squadriglia du 156° gruppo autonomo CT à Comiso.
(crédits photo : famille Capatti) |
Dès février 1941, les pilotes de Fiat CR42 stationnés en
Libye essayèrent de réaliser des opérations de chasse nocturne. Mais ces actions
ne purent se concrétiser efficacement qu’avec l’apparition du Fiat CR42 CN
(Caccia Notturna), qui était équipé de radio, de projecteurs, d’un horizon artificiel
et de pipes d’échappement plus longues pour masquer les flammes éventuelles.
C’est
en octobre 1941 que fut créée la première unité de chasse de nuit, le 171° gruppo autonomo, basé à Gela, en Sicile. Mais en novembre, avec l’arrivée en Sicile du II. Fliegerkorps, les 2 squadriglie du 171° gruppo durent être démantelées. Leurs
appareils furent répartis dans des unités indépendantes de chasse de nuit,
basées sur les aérodromes siciliens restant en possession des italiens. Durant
l’année 1942, le nombre de Fiat CR42 CN opérationnels ne dépassa guère les 7
appareils par mois.
A
partir de novembre 1942, deux unités de chasse de nuit étaient opérationnelles
en Italie du nord, les 59° et 60° Gruppi, avec 50 appareils, tandis que le 167°
Gruppo opérait dans le centre de la péninsule avec 10 Fiat CR42 CN. En Sicile,
Sardaigne et Italie méridionale enfin étaient réparties, au sein d’unités
autonomes, une vingtaine d’appareils.
Après l'armistice de septembre 1943, cinq
CR.42 furent utilisés au Sud comme avions école à
Capoterra en Sardaigne, puis transférés à
Leverano, près de Lecce, en juin 1944. Les Allemands
récupérèrent un bon nombre d'appareils en Italie et dans les Balkans (environ 200),
auxquels il faut ajouter les 112 Fiat CR.42/LW retirés directement à l'usine. Ils les
utilisèrent comme appareil d'attaque au sol nocturne contre les colonnes alliées dans les Apennins. L'ANR
disposa aussi d'un vingtaine de CR.42 (peut-être jusqu'à
50 en comptant les CR.42 arrivés utilisés par des pilotes
du Sud pour rejoindre le Nord), utilisés majoritairement pour
l'entraînement des recrues.
Après la guerre, quelques exemplaires
servirent encore jusqu'en 1952 pour la formation des jeunes pilotes, la
liaison et mêmes pour effectuer des relevés
météorologiques.
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| Fiat CR.42 CN doté de tubes d'échappements allongés. |
CR.42 CN de la 377a squadriglia à Palerme Boccadifalco en 1942. |
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| Fiat CR.42 CN de la 300a squadriglia à Ciampino, près de Rome. |
Fiat CR.42 de l'Aeronautica Cobelligerante au camouflage plutôt atypique... En arrière-plan, un Caproni 133. |
Pour clore le sujet, il convient de mentionner
les autres versions du Fiat CR.42 proposées par Rosatelli. Il y
eu tout d'abord un hydravion, baptisé ICR 42, construit en 1940
par la CMASA (Costruzioni Meccaniche Aeronautiche S.A.) de Marina di Pisa, qui fut testé en 1941, sans suite.
Un autre prototype de CR.42, propulsé par un
moteur en ligne DB601A de 1075 CV, le CR.42 DB (MM.469), fut
testé en mai 1941 à Turin Caselle. Bien qu'il atteignit
les 520 km/h, il fut heureusement abandonné pour ne pas
détourner la production des précieux moteurs DB601 des
chasseurs de deuxième génération.
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Le prototype de l'ICR 42.
(crédits photo : Ufficio Storico Fiat) |
Le prototype de Fiat CR.42 DB.
(crédits photo : C. Lucchini) |
| Fiche technique |
Longueur : 8,257 m
Envergure : 9,700 m
Moteur : Fiat A74 RC 38 de 840CV
Plafond : 10050 m
Vitesse
maximale : 438 km/h à 5300 m
Rayon d'action
: 775 km
Armement : 2 mitrailleuses Breda SAFAT de 12,7 mm dans le nez (500 coups par arme) ou 1 Breda SAFAT de 12,7 mm et 1 Breda SAFAT de 7,7 mm |
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Fiat CR.42 de la 74a squadriglia du 23° gruppo autonomo CT à Comiso, Sicile, en octobre 1940.
(profil d'Angelo Brioschi) |
Fiat CR.42 AS du colonnello Rafaello Colacicchi, commandant du 15° stormo assalto, à Barce, Cyrénaïque, en octobre 1942.
(profil d'Angelo Brioschi) |
Fiat CR.42 CN de la 300a squadriglia du 167° gruppo autonomo CN à Grottaglie, juin 1943.
(profil d'Angelo Brioschi) |
Bibliographie :
-
Il Fiat C.R.42 L'ultimo biplano da caccia italiano, Editrice Innocenti, Nicola Malizia, 2003
-
Fiat CR42, Ali d’Italia n°1, Giorgio Apostolo Editore, Giorgio Apostolo, 1998
-
Fiat CR42, Ali e Colori n°1, Giorgio Apostolo Editore, Paolo Waldis, 1999
-
Dimensione Cielo Caccia Assalto n°1, Edizioni Bizzarri, Emilio Brotzu, Michele Caso & Gherardo Cosolo, 1971
Pour reproduire cet appareil :
| Echelle |
Fabricant |
Référence et désignation |
| 1/72 |
Italeri |
1260 CR.42 Falco |
| 1/72 |
Italeri |
1263 CR.42 AS |
| 1/72 |
Pavla |
72049 Fiat C.R.42 Falco |
| 1/72 |
Pavla |
72058 Fiat CR 42 CN/J11 |
| 1/48 |
Italeri |
2640 C.R. 42 LW |
| 1/48 |
Italeri |
2653 CR.42 AS |