IMAM Romeo Ro.44
Octopus
1/72ème

Maquette et photos d'Aymeric Lopez





Les appareils de chasse de la Regia Marina

    A l’entrée en guerre, l’Italie ne possèdait pas de porte-avions, Mussolini jugeant ce type de bâtiment inutile, car, selon lui, la péninsule italienne et ses îles remplissaient très bien ce rôle. Les batailles qui suivirent lui donnèrent tort, ce qui provoquera la mise en chantier de deux porte-avions, qui ne seront cependant jamais mis en service.

    C’est pour cette raison que les seuls chasseurs de la Regia Marina avant-guerre étaient des hydravions, du type Romeo Ro.44, dont une seule unité était encore équipée en juin 1940 : la 161ª Squadriglia CM, basée à Leros, en mer Egée. Elle était dotée des 8 de ces appareils biplans, auxquels il convient d’ajouter un Ro 43, version biplace du Ro 44, qui était utilisé pour l’entraînement. Les patrouilles se succèdèrent au-dessus des îles de la mer Egée pour les Ro 44 pendant les 12 mois suivant l’entrée en guerre. En avril 1941, ils menèrent des actions de mitraillage et de bombardement dans la baie de Milos, en Crête, juste avant l’assaut des troupes aéroportées allemandes.

    En juin 1941, l’unité passa de la Caccia Marittima à la Caccia Terrestre, en recevant au passage des Fiat CR42, et se basa sur l’île de Rhodes. Ce changement de spécialité marqua la fin des hydravions de chasse italiens.


Le kit et le diorama



    Le modèle de Pavla/Octopus nous offre la meilleure reproduction de cet hydravion au 1/72ème, mais aussi de son homologue biplace, le Romeo Ro 43. Les pièces en plastique nécessiteront un petit travail d’ébavurage, mais leur assemblage ne pose pas de problème. Même la voilure, qui est le moment le plus délicat de la construction d’un biplan, ne devrait pas impressionner un habitué des kits en short run. Les pièces en résine, qui iront principalement dans le cockpit ou au niveau du moteur, sont plutôt bien moulées, même si l’on a connu plus fin. Le moteur était absent de mon kit, mais Pavla m’en a renvoyé un sans problème.

    Trois décorations sont proposées, toutes en aluminium, avec ou sans les stries rouges sur les ailes supérieures. J’ai choisi l’appareil du sergente Antonio Marinone, de la 161ª Squadriglia CM, basé à Leros, une île de la mer Egée, en avril 1940.
 
    Le diorama représente l’hydravion au port. Sa base n’est autre qu’un cadre pour photos, dont j’ai gardé le tour et le verre, qui sert de fond. Le quai est confectionné à l’aide de plusieurs épaisseurs de carton plume, qui est préalablement débarrassé de ses deux couches de papier à l’aide d’un sèche-cheveux. Il faut ensuite le recouvrir d’enduit ou de plâtre, dans lequel on pourra ensuite graver les dalles du quai. Cette opération permet également de protéger le polystyrène de la résine, qui le ferait fondre sans ça.

    Le fond du cadre reçoit une fine couche de sable fin, puis trois couches de résine pour inclusion teintée, de la plus foncée à la plus claire. Dans la dernière, translucide, on incorpore de petits bouts de coton, qui créeront l’écume. Durant le séchage, il fau utiliser un sèche-cheveux pour déformer la surface de la résine. N’hésitez pas à exagérer le relief, car, une fois sèche, la résine se sera considérablement aplanie.
J’allais oublier, l’avion est pris dans la résine dès la deuxième couche. Après, il sera impossible de l’enlever, alors mieux vaut ne pas se tromper pour l’emplacement !


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