Le modèle de Pavla/Octopus nous offre la meilleure
reproduction de cet hydravion au 1/72ème,
mais aussi de son homologue biplace, le Romeo Ro 43. Les
pièces en plastique nécessiteront un petit
travail d’ébavurage, mais leur assemblage ne pose
pas de problème. Même la voilure, qui est le
moment le plus délicat de la construction d’un
biplan, ne devrait pas impressionner un habitué des kits en
short run. Les pièces en résine, qui iront
principalement dans le cockpit ou au niveau du moteur, sont
plutôt bien moulées, même si
l’on a connu plus fin. Le moteur était absent de
mon kit, mais Pavla m’en a renvoyé un sans
problème.
Trois décorations sont
proposées, toutes en aluminium, avec ou sans les stries
rouges sur les ailes supérieures. J’ai choisi
l’appareil du sergente
Antonio Marinone, de la 161ª Squadriglia CM,
basé à Leros, une île de la mer
Egée, en avril 1940.
Le diorama représente
l’hydravion au port. Sa base n’est autre
qu’un cadre pour photos, dont j’ai gardé
le tour et le verre, qui sert de fond. Le quai est
confectionné à l’aide de plusieurs
épaisseurs de carton plume, qui est préalablement
débarrassé de ses deux couches de papier
à l’aide d’un sèche-cheveux.
Il faut ensuite le recouvrir d’enduit ou de plâtre,
dans lequel on pourra ensuite graver les dalles du quai. Cette
opération permet également de protéger
le polystyrène de la résine, qui le ferait fondre
sans ça.
Le fond du cadre reçoit une
fine couche de
sable fin, puis trois couches de résine pour inclusion
teintée, de la plus foncée à la plus
claire. Dans
la dernière, translucide, on incorpore de petits bouts de
coton,
qui créeront l’écume. Durant le
séchage, il
fau utiliser un sèche-cheveux pour déformer la
surface de
la résine. N’hésitez pas à
exagérer
le relief, car, une fois sèche, la résine se sera
considérablement aplanie.
J’allais oublier, l’avion est pris dans la
résine dès la deuxième couche.
Après, il sera impossible de l’enlever, alors
mieux vaut ne pas se tromper pour l’emplacement !