Après
analyse de la photo parue dans la revue Avions n°100, il
semblerait
que l'avion aurait été repeint dans une couleur
plus ou
moins foncée, ce qui serait logique pour un appareil de
chasse
de nuit. Mais voilà, n'ayant que ce seul document en ma
possession, j'ai préféré le peindre
dans le
camouflage standard du moment : dark earth, middle stone.
Tous les sous-ensembles ont
reçu une couche
d'aluminium Testor metalizer qui, une fois sèche, est
lustrée, ce qui permet de voir un éventuel
défaut
de collage et qui servira pour les éventuelles
éraillures. J'ai fait un pré-ombrage noir sur
tous les
panneaux de la maquette.
Les couleurs utilisées pour
la
décoration sont : dark earth (Gunze 72), middle stone (Gunze
71)
pour l'extrados; blue gray (Gunze 42) légèrement
éclairci d'une pointe de blanc pour l'intrados, sauf les
volets
entoilés qui n'étaient pas repeints mais
laissés
couleur usine sky pour gagner du poids.
Le camouflage est à bord
semi-flou mais la
limite intrados extrados est nette, j'ai suivi le plan de camouflage
préconisé par Tamiya. J'avais signalé
plus haut de
ne pas coller les moteurs, tout simplement pour avoir un certain
confort lors de la mise en peinture du camouflage.

Les faisceaux d'ailes ont
été peints
au pochoir avec de la frisquette après photocopie de la page
81
du livre "Regia Aeronautica, Caccia & Assalto 1940/43 part 1".
La
taille des faisceaux pour les appareils de reconnaissance convient pour
ce type d'avion. La bande de fuselage et la croix de Savoie sont
masquées à la bande cache Tamiya, seul le serial
est en
décals. Les marquages anglais sont recouverts de giallo
mimetico
: 29% de Gunze 34, 12% de Gunze 58 et 59% de Gunze 316. J'ai
volontairement fait transparaître les anciens marquages, pour
plus de réalisme.
A ce stade la patine peut débuter par les
éraillures qui
sont plus ou moins importantes, faites par divers
procédés : arrachage avec du scotch, lame
x-acto...
Après s'être fait
passer pour Leonard
de Vinci, une bonne couche de vernis brillant klir de Johnson
dilué à 50% d'eau (qui se trouve dans toutes les
bonnes
drogueries, vous pouvez éventuellement vernir vos parquets)
est
passée sur tout l'ensemble pour protéger les
éraillures alu lors du jus à l'essence F.
Un jus de couleur de base du diorama
(comme pour le
train d'atterrissage) est passé sur tout l'avion. Pour
donner un
aspect un peu plus opérationnel, j'ai sali avec du pigment
et du
pastel sec l'entourage des moteurs, des trains, les zones les plus
sollicitées par les mécanos et l'entourage des
habitacles. Tout cela est recouvert d'une couche de vernis mat
Pébéo dilué à 50% d'eau.
Technique
Pour pouvoir
faire un camouflage à bord flou, voilà une petite
astuce
que vous pourrez mettre en application ou améliorer : faites
des
boudins de patafix de 3 mm de diamètre que vous
positionnerez
sur la maquette suivant le dessin du camouflage, puis passez
l'aérographe bien perpendiculairement à la
surface de la
maquette à 2 ou 3 cm de distance (1,5 bars de pression et
une
peinture diluée à 50%). Faites des voiles de
peinture,
l'effet est garanti.
Finitions

Les divers
sous-ensembles sont mis en place : les moteurs, les
verrières,
le train d'atterrissage, les logements avec leurs trappes, les
hélices. L'antenne est réalisée avec
un cheveu de
ma petite fille (merci Fanny), les isolateurs à la colle
blanche
et les traces d'échappement sont faites au pigment.
Diorama
Un mélange de
sable de mer, enduit
ciment, colle à ois et eau est étalé
sur un socle
en bois adapté à la taille de la maquette. Le
terrain est
plus ou moins sommaire, divers débris sont
étalés,
le relief est modelé, un tas de cailloux et un poteau
indicateur
sont mis en place avant que le mélange ne prenne. L'herbe,
faite
avec du flocage ferroviaire, est fixée à la colle
à bois diluée à l'eau.
Après 24 heures de
séchage, je passe toujours un voile de vernis mat en bombe
pour
fixer les brindilles. La couleur de base est vaporisée :
buff
Tamiya XF57 pour le sol et les cailloux, black green Tamiya XF27 pour
la végétation, brossée ensuite
à la
peinture à l'huile dans les tons de vert très
clair et
terre de sienne naturelle pour varier la couleur.
Il faut
maintenant donner une certaine
patine au décor grâce à des jus
à l'huile
dilués à l'essence F : terre d'ombre naturelle
sur
l'ensemble de la terre pour le relief et brun vandyck pour accentuer
les creux et les cailloux. Un drybrush gris très
clair est
passé sur tous les reliefs.
Notez que la
mise en couleur et la patine ne sont pas des sciences
exactes, elles s'apprécient selon le goût de
chacun.