Avia FL.3
Alitaliane
1/48
ème
Maquette, photos et texte original de
Gabriele Luciani,
traduction d'
Aymeric Lopez
Gabriele Luciani
est membre de l'IPMS Italy et webmaster du site
www.modellismosalento.it
L'histoire de
l'Avia FL.3 a fait l'objet de la monographie n°4 de la
série
Ali d'Italia Mini,
éditée par La
Bancarella Aeronautica à Turin. Il y a 30 ans
déjà, le volume 11 de la collection Dimensione Cielo
lui consacrait un important chapitre, tandis qu'un article sur
l'appareil fut publié dans le numéro 2/87 d'Aerofan.
Les seules reproductions de cette
machine que je connaisse au 1/72ème
lui dédiait un important chapitre dans le cadre
de la
présentation des avions école et de liaison,
tandis qu'un
article complet accompagné de photos couleurs traitait de ce
petit appareil dans le numéro 2/87 du magazine
sont les deux kits en résine d'Italian Wings, firme
artisanale
de Marco Lova et Luciano Bonardi. Ce dernier, après la
cessation
d'activité d'Italian Wings, a créé la
marque
Alitaliane qui propose dans son catalogue 2007 deux versions de l'Avia
FL.3, mais au 1/48ème
cette fois-ci.
Les modèles
différent peu l'un de
l'autre et grâce à la disponibilité de
Luciano j'ai
pu examiner et construire la version à habitacle
fermé.
Il se compose de 28 pièces en résine, une
canopée
en thermoformée et quatre pièces en
photodécoupe
pour le harnais.
La planche de décalcomanies
permet de
reproduire deux appareils : l'un allemand et un autre en charge au sein
du 1° gruppo
Caccia de l'ANR.
La qualité d'impression est bonne, mais on
préférera
employer les décals Tauromodel ou Sky Model pour les
insignes
d'ailes et les drapeaux.
Les pièces en
résine se
détachent bien de leur carotte de moulage, sauf
l'hélice
qui présente une petite bavure. Les jambes de train se
révèlent trop fragiles pour supporter le poids de
la
maquette.
Si la forme et les dimensions du
fuselage sont
fidèlement reproduites, il n'en est pas de même
pour les
ailes. Par rapport aux plans d'Angelo Brioschi, elles souffrent en
effet d'une envergure insuffisante. Cependant, on peut les allonger
facilement en utilisant du mastic Milliput et du papier de verre. Il
faut effectuer la même opération sur les ailerons.
La
dérive doit aussi être un peu modifiée
pour
répondre aux formes du plan.
L'assemblage du fuselage
nécessite un peu de
mastic. La représentation du poste de pilotage est simple
mais
colle assez bien à la réalité. On
pourra
l'améliorer en ajoutant un petit extincteur sur le
côté gauche et en affinant le pédalier.
La
canopée manque un peu de limpidité, mais s'adapte
bien
à son emplacement.
Afin de solidifier les raccords karman,
j'ai
percé un trou à la base des demi-ailes et dans le
fuselage pour y insérer une tige métallique de
renfort.
Les raccords sont ensuite mastiqués et poncés.
Les jambes
de train en résine, trop fragiles, seront refaites en
scratch.
Le centre des roues est aussi percé pour solidifier leur
assemblage avec le train. Les ailerons sont alors collés au
fuselage (le raccord nécessite un peu de mastic). En
revanche,
les cylindres du moteur seront fixés après
peinture.
La peinture de l'exemplaire
en service au sein de l'unité de vol à voile de l'ANR ne
présente vraiment pas de difficulté : il
était entièrement en verde oliva scuro 2
(reproduit par la teinte Humbrol 91), comme le confirme une photo du
livre Camouflages and
Markings of the Aeronautica Nazionale Repubblicana. Les
marquages se limitent aux deux drapeaux tricolores de la
dérive.
Seuls diffèrent les montants
de la
canopées qui sont en aluminium et l'hélice qui
est noire.
Pour le vieillissement, on se concentrera sur les traces
d'échappement, l'appareil ne présentant presque
aucun
joint de raccord.
En
définitive, ce kit
plutôt simple à construire peut être une
bonne
entrée en matière pour celui qui voudrait se
lancer dans
la réalisation d'un premier modèle en
résine.