Savoia Marchetti SM.82 Marsupiale

En cette fin d'année 2007, Italeri a décidé de
faire plaisirs aux amateurs de trimoteurs italiens en leur proposant,
pour la première fois en injecté, cette réplique
du superbe cargo militaire surnommé "Marsupiale"
(kangourou). Cette maquette est une excellente surprise car elle va
remplacer avantageusement le kit en vacuform proposé jusque
là par Aviation USK. Après les "grands classiques" de la Regia
que sont les Fiat CR.42 et SM.79, la marque transalpine fait
aujourd'hui le pari de l'originalité avec un modèle
encore assez méconnu.
Passons maintenant aux choses sérieuses en
ouvrant la boîte. Premier constat, toutes les grappes sont
emballées séparément, ce qui préserve les
pièces d'éventuelles rayures. Le kit se compose de 4
grappes moulées en plastique gris clair, plutôt tendre,
plus une grappe pour les pièces transparentes.
La qualité de moulage est très
satisfaisante : il n'y aura aucun ébavurage à
prévoir, mais certaines traces de pastilles d'injection à
l'intérieure de fuselage seront difficile à masquer.
Restons d'ailleurs dans le fuselage, qui regorge de détails :
les structures sont reproduites sur chaque flanc, les planchers
alvéolés sont fidèlement reproduits, tout comme
l'escalier arrière (que l'on pourra percer pour plus de
réalisme). Le cockpit n'est pas en reste avec son poste radio,
le tableau de bord dont les instruments sont reproduits par un
décalcomanie, les sièges des pilotes, les manches,
palonniers et autres instruments gravés dans les flancs du
fuselage. On aura donc intérêt à laisser la trappe
dorsale et les portes ouvertes. Seuls les sièges des hommes de
troupes ne sont pas reproduits, mais une fois le fuselage fermé,
il sera difficile de le remarquer.
L'armement défensif est plutôt
réaliste, quoique perfectible (les tubes des armes
latérales ne sont pas percés).La soute à bombes
est également reproduite. La plupart des parties mobiles de la
voilure sont fournies séparément pour laisser au
maquettiste le choix de leur inclinaison. Sur les roues principales,
Italeri a reproduit l'effet d'écrasement dû au poids de
l'avion.
Côté dimensions, en se
référant aux plans du fascicule Ali d'Italia 14, on
remarque que le fuselage correspond parfaitement au dessin de Giorgio
Bignozzi, alors que les ailes semblent avoir un petit millimètre
de trop.
Les pièces en plastique transparent sont limpides pour la
plupart, sauf les petites vitres latérales qui souffrent
probablement d'un problème de moulage. Les plus courageux
préféreront sans doute les refaire à l'aide d'une
feuille de plastique transparent.
Les décalcomanies nous permettent de réaliser au choix trois appareils de la Regia Aeronautica,
portant tous de somptueuses livrées tricolores (vert, sable et
marron) agencées différemment. L'appareil de la 205a squadriglia, 12° stormo BT
basé à Rhodes en septembre 1940 est camouflée
à l'aide de larges bandes aux contours irréguliers. Celui
de la 604a squadriglia, 145° gruppo T en Libye en août 1941 porte de petits serpentins brun et vert sur un fond sable. Enfin, l'exemplaire du 32° stormo BT basé en Sardaigne en août 1940 porte des tâches jaunes sable centrées de brun sur un fond vert.
De la même manière que pour le CR.42,
Italeri a inclus dans la boîte du Marsupiale un petit livret de
47 pages contenant un bref historique de l'appareil en anglais avec des
photos d'époque, des croquis issus du manuel technique de
l'avion et des photos de l'exemplaire conservé au musée de Vigna di Valle.
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Pour conclure, nous pouvons féliciter Italeri pour cette
heureuse initiative qui va permettre au plus grand nombre de
réaliser une réplique fidèle de ce beau trimoteur,
encore peu connu mais qui a pourtant accompagné l'armée
italienne sur tous les fronts de la seconde guerre mondiale.
Macchi MC 202 Folgore
Pour sa nouvelle série d’avions italiens au 1/72ème, Italeri a choisi
le plus célèbre des chasseurs transalpins, le Macchi C.202. Ce n’est pas la
première maquette de ce chasseur à l’échelle, loin s’en faut. Mais si l’on
occulte les modèles les plus anciens, qui ne sont plus aux standards actuels, il
n’y a que le kit Hasegawa qui puisse être comparé à la réalisation de la firme
italienne. Et il faut bien avouer qu’Italeri n’a rien à envier à son concurrent
pour ce modèle qui restitue les lignes racées de ce splendide chasseur aussi
bien que la maquette nippone. De plus, le niveau de détails est plus élevé que
celui d’Hasegawa, notamment dans le cockpit, qui bénéficie d’un plancher sur
lequel on trouve, entre autres, le palonnier, d’un manche à balai, d’un siège et
son harnais (un peu grossier cependant), ainsi que le tableau de bord. La
structure du fuselage est également esquissée sur les parois du cockpit, avec
quelques instruments. Ce sera donc suffisant si l’on laisse la canopée fermée,
étant donné l’étroitesse du lieu. Le reste des pièces qui composent le kit sont
bien moulées également, avec de fines lignes de structures en creux et des
rivets sur certains panneaux, mais la verrière est un peu épaisse. Les puits de
train sont cloisonnés, alors que, en réalité, ils étaient ouverts sur la partie
arrière du moteur. Les plus courageux reprendront donc cette zone de l’appareil.
Sinon, quelques fils de cuivre et une peinture foncée pourront faire
l’affaire !
Trois décorations sont proposées : deux MC
202 des 374ª et 85ª Squadriglie, en Afrique du Nord,
arborant leur splendide camouflage nocciola chiaro couvert de serpentins vert
foncé en forme de nuage de fumée, et un MC 202 de la 356ª Squadriglia, 21° Stormo, en Russie,
durant l’hiver 1942-43, mais peint dans les mêmes teintes, avec des tâches
vertes et non plus des serpentins, et les marquages tactiques du front de
l’Est.
Cette production Italeri est d’un
excellent rapport qualité/prix, et sa facilité de montage la met à la portée de
tous. Finalement, ce sera la phase de peinture la plus délicate, mais
l’investissement en vaut la peine ! On aurait cependant presque espéré un plus
grand choix pour les décorations.
Macchi MC 205 Veltro
Après le
succès de son C.202, il était logique qu’Italeri s’attaque à son successeur
direct, le Macchi C.205 Veltro, qui ne subit, sur le plan extérieure du moins,
que peut de modifications par rapport au Folgore. Le nombre de pièces communes
aux deux kits étant donc élevé, je ne reviendrai pas sur la qualité générale du
modèle. Celles qui sont propres au Veltro se trouvent toutes sur la grappe A :
on y trouve la nouvelle casserole d’hélice, plus bombée que celle du 202, les
canons de 20mm qui s’implantent sur les ailes, les deux prises d’air sous le
capot, le système de rétraction de la roulette de queue… Leur moulage est propre
et assez fin. L’autre changement majeur sur ce kit est bien entendu le choix des
décorations, qui permettent de représenter trois appareils : deux de l’ANR, dont
l’un est peint avec des teintes allemandes (RLM74, 75 et 76), et un de
l’Aeronautica Cobelligerante. Malheureusement, ce choix occulte l’utilisation du
Veltro par la Regia Aeronautica avant l’armistice.
Cela mis à
part, cette reproduction du Macchi 205 comble un vide important dans la gamme
des chasseurs italiens en injecté au 1/72ème.
Savoia Marchetti SM 79 Sparviero
Après une longue attente, notre espoir de voir un S.79 sortir au
1/72ème aux standards actuels fut confirmé par la sortie du Sparviero
Italeri. Depuis l’antique modèle Airfix, aucune réplique de ce célèbre trimoteur
n’était sortie en injecté. Quand au kit Vintage en résine, son prix et sa rareté
le rendaient inaccessible. Voilà donc une sortie qui est plus que bienvenue, et
qui va nous donner l’occasion d’exercer notre art du pinceau et de l’aérographe,
tant les camouflages portés par le « maudit bossu » furent variés et
complexes.
Le niveau de détail est
très élevé, il n’a rien à voir avec
le Br20 sorti auparavant par Italeri (Italaerei à
l’époque). La structure du fuselage est déjà
ébauchée à l’intérieure, et les
parties entoilées sont très bien rendues. Le cockpit est
plutôt bien traité également, même si
l’on peut toujours l’améliorer, étant
donné qu’il reste bien visible une fois l’appareil
terminé. Les pièces transparentes, au nombre de 14, sont
bien limpides. La mise en place de la verrière du cockpit est un
peu délicate, car elle rentre en force. La porte
d’accès située au milieu du fuselage peut
être représentée abaissée.
Côté décoration, quatre possibilités nous
sont offertes, dont un appareil du fameux 132° Gruppo Autonomo AS commandé par
Buscaglia (qui fait l’objet de l’illustration sur la boîte), qui présente sans
doute le plus d’intérêts tant du point de vue historique que pour son
camouflage. Les trois derniers (deux de la 278ª et
un de la 252ª Squadriglia)
sont également des torpilleurs.
Il était tant qu’un fabricant rende
justice à cet appareil à la carrière exceptionnellement longue, ce qu’Italeri a
réussi pour une somme assez modique (environ 17€).
Savoia Marchetti SM 79 bis
Voici la déclinaison de l’avion
torpilleur italien dans sa version finale, à savoir le S.79 bis (désigné S.79 III
sur la boîte). Comme pour le C.205, ce kit partage un grand nombre de pièces
avec le S.79 original, comme dans la réalité.
Cependant, il est facile de distinguer les deux : la gondole ventrale a été
supprimée sur la version bis, les ouvertures latérales ont reçu des plaques de
blindage, un mat d’antenne vient coiffer la bosse surmontant le cockpit, des pares flammes ont été ajoutés sur les
pipes d’échappement et les cônes d’hélices ont disparus. Ce sont les
modifications les plus visibles (il sera en effet difficile de constater que les
moteurs ne sont plus les mêmes !).
Contrairement à la version
précédente, les camouflages portés par les S.79 bis sont plutôt ternes. Deux
décorations sont proposées, pour deux appareils du Gruppo Buscaglia (rebaptisé
Faggioni après la mort de ce dernier) de l’ANR,
peints dans des couleurs sombres, étant donné que
les 79 n’opéraient plus que de nuit à la fin de la
guerre. Seules les bandes de cuivre et d’aluminium des capots
viendront ajouter une touche de couleur plus vive, ainsi que les
drapeaux.
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